Page 232 - Manj razširjeni evropski jeziki in jezikovne politike
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Résumé
Russie. Un bref chapitre de l’ouvrage est consacré aux deux variantes du
mordve, le mokcha et l’erzya, la langue autochtone finno-ougrienne par-
lée par les Mordves en République de Mordovie, donc du côté européen
du bord des monts Oural, et dont la graphie officielle est l’alphabet cyril-
lique. L’hébreu,une autrelanguesémitique,horsducontexteeuropéenpar
ailleurs, a mérité d’y être exploré dans une moindre mesure puisqu’il re-
présente le rare phénomène d’une langue qui avait déjà disparu en tant
que moyen de communication et s’était sauvegardée uniquement comme
langue littéraire, liturgique et protocolaire, mais qui, plusieurs siècles plus
tard, a vécu une renaissance et a fini par s’autonomiser grâce aux néolo-
gismes. Cependant, c’est par l’intermédiaire de l’hybridation de l’ancien
haut allemand avec desélémentsdel’hébreuqu’ estnéleyiddish européen,
au fond une langue de souche germanique, mais colorée d’hébraïsmes.
L’ouvrage procure aussi quelques données sur le judéo-espagnol en Bosnie-
Herzégovine, un parler sur le point de disparaître dans ce pays, qui de-
meure en revanche plus fermement ancré dans la partie européenne de
la Turquie. Le latin, de l’origine italique, à son tour, doit être classé parmi
les mrj, car malgré son caractère archaïque et la perte de sa fonction de
langue parlée vivante, celui-ci conserve le statut de langue officielle, à côté
de l’italien, de l’État de la Cité du Vatican. Il est, en plus, maintenu comme
langue de science et rites religieux, alors qu’un cercle limité d’utilisateurs
le développe aujourd’hui même comme langue de médias modernes. L’ou-
vrage prête une certaine attention également aux isolats grecs contempo-
rains dans l’Italie méridionale et en Corse. Aussi bien dans le cas des va-
riétés grecques des Pouilles que celles en Calabre, toutes les deux s’écri-
vant aujourd’hui en alphabet latin et non pas en caractères grecs, il s’agit
le plus probablement des descendants de l’ancien grec parlé, à la différence
de la variété grecque aux alentours de la ville corse de Cargèse qui dérive
du grec byzantin du Péloponnèse, c’est-à-dire du grec médiéval. En explo-
rant la situation du turc, macrolangue appartenant à la famille altaïque,
donc non classable sous la catégorie des mrj mais nous pouvons le clas-
ser avec toute légitimité parmi les langues moins remarquables dans l’es-
pace européen, on observe une contradiction dans la politique linguistique
de l’Union européenne. Il s’y pose un dilemme regardant l’attitude défavo-
rable des gouvernements membres de l’ue à l’égard de la question du statut
du turc à Chypre, c’est que le turc cypriote ne peut y atteindre aucun sta-
tut malgré le fait historique que la population turque soit venue s’installer
sur l’île dès le xvie siècle. Quelques paragraphes de l’ouvrage résument la
recherche sur le patrimoine de la branche linguistique balte, notamment
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