Page 227 - Manj razširjeni evropski jeziki in jezikovne politike
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Résumé
Vu que les termes les langues de moindre diffusion/extension, les langues
moins répandues et les langues rares (lmr) n’apparaissent dans les littéra-
tures scientifique et professionnelle que depuis trois dernières décennies,
ils représentent une nouveauté linguistique, aussi bien à l’échelle mondiale
qu’au niveau européen et, par conséquent, dans le contexte slovène égale-
ment. Les linguistes, dans les cercles sociolinguistiques en particulier, s’en
servent pour indiquer le groupe des langues dont la caractéristique est au
moins l’un, mais dans la majorité des cas plusieurs, voire même tous les
facteurs suivants : un bas nombre de locuteurs, l’aire linguistique étroite,
le degré de standardisation bas ou zéro, l’absence totale ou le développe-
ment restreint de littérature, une faible présence ou l’absence totale dans
les domaines du système éducatif, de l’administration publique et de la
législation en vigueur sur le territoire de l’aire linguistique de la langue en
question, un bas degré de conscience linguistique des locuteurs à l’égard
de leur langue maternelle si celle-ci est moins répandue ainsi que leur ten-
dance à privilégier la/les langue/s placée/s plus haut dans la hiérarchie
sociétale, c’est-à-dire celle/s considérée/s plus prestigieuse/s pour la com-
munication dans leur voisinage. Pour désigner le même concept le monde
anglophone utilise soit les termes lesser-spoken/used/known languages soit
less commonly/widely spoken/used languages, tandis quedansl’espacelin-
guistique et culturel italophone ces langues sont traitées sous les noms
des lingue meno parlate/diffuse. On parle donc des langues dont l’existence
est, selon les critères mentionnés ci-dessus, objectivement menacée, mais
aussi de celles qui sont sur le point de disparaître ou bien qui malgré le fait
de s’être pratiquement déjà éteintes entrent dans le processus de revitali-
sation au moyen de nombreux outils et mesures contemporains. À l’inté-
rieur de la sphère européenne, cette dernière étant le cadre géographique
de notre recherche, ces mesures et outils résultent partiellement du tra-
vail de la politique linguistique commune de l’ue, ce qui signifie du travail
de la macrosphère politique européenne, en partie de la sphère intérieure,
par laquelle nous sousentendons les politiques linguistiques des pays et
régions européens individuels, et dans une certaine mesure du travail des
politiques linguistiques locales, donc de l’action de la macrosphère. C’est
sans doute celle-ci qui représente le membre le plus important sur cette
chaîne tripartie, car les communautés locales assument tantôt le rôle le
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