Page 230 - Manj razširjeni evropski jeziki in jezikovne politike
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Résumé


                  Les deux termes avaient été introduits en 1991 par le linguiste australien
                  James Matisoff dans son ouvrage «Endangered Languages of Mainland
                  Southeast Asia» et repris par le Gallois David Crystal dans le livre Lan-
                  guage Death (2000). Le préfixe grec -peri dans le premier terme signifie
                  «hors du centre», donc le terme désigne la science linguistique liée aux
                  problèmes des langues périphériques ou plutôt marginales, voire même
                  négligées. Crystal préfère utiliser le second terme qui, à son avis, sonne
                  plus dynamique et utile car l’adjectif preventive souligne l’idée des mesures
                  et outils dont il faut/on peut se servir dans le but d’empêcher l’extinction
                  des langues de ce genre. La sélection, la préparation et la mise en place des
                  mesures de prévention afin d’améliorer la position d’une telle langue font
                  partie du domaine de la politique linguistique du/des pays dans le/s/quel/s
                  une langue déterminée est en usage.
                    Sur la base du Livre rouge des langues en danger (1993) de l’unesco
                  la première édition de l’Atlas des langues en danger dans le monde est is-
                  sue, toujours par l’unesco, en 1996. L’Atlas, dont l’éditeur est Stephen
                  Wurms (1922–2001), un linguiste australien des racines hongroises et au-
                  trichiennes, inclut des informations sur environ 600 langues menacées
                  de disparition. La deuxième édition, imprimée en 2007, comprend un en-
                  semble de données concernant 800 langues. La troisième, sous la rédac-
                  tion de l’australien Christopher Moseley (1950), publiée en 2010, apparaît
                  en trois versions, à savoir en anglais, français et espagnol. Outre les trois
                  versions, cette dernière édition voit le jour aussi sous forme électronique,
                  ce qui veut dire qu’elle est actualisée et complétée en permanence. L’At-
                  las représente l’inventaire le plus exhaustif à l’échelle mondiale dans la
                  sphère des langues en danger, examinant à peu près 2.500 langues autoch-
                  tones et ce nombre va en augmentant de jour en jour. Le nom de chaque
                  langue répertoriée est suivi du degré d’érosion et de son aire linguistique,
                  tandis que la version numérique y précise aussi des données à propos du
                  nombre de locuteurs, de la politique linguistique relative à chaque langue,
                  des moyens financiers investis en faveur de sa revitalisation et dans les
                  projets courantsorientésversson développement.30 experts du monde
                  entier participaient à l’élaboration de ce chef-d’œuvre, les auteurs de la
                  présentation des langues européennes et caucasiennes ayant été Tapani
                  Salminen du Département des études finno-ougriennes de l’Université
                  d’Helsinki et Tjeerd de Graaf du Mercator - Centre de recherche européen
                  sur le multilinguisme, hébergé par l’Académie frisonne aux Pays-Bas. Les
                  langues européennes menacées ne couvrent en effet que 3 du contenu de
                  l’Atlas. La commission internationale constituée par l’unesco a conçu,


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