Page 231 - Manj razširjeni evropski jeziki in jezikovne politike
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Résumé


             en considérant neuf facteurs, le document Vitalité et disparition des langues
             par lequel elle a proposé un cadre qui consiste en six degrés sur l’échelle per-
             mettant de quantifier aussi précisément que possible le niveau de risque
             concernant la survivance d’une langue. En d’autres termes, elle a introduit
             six descripteurs à l’aide desquels les linguistes peuvent classer chacun des
             idiomes étudiés dans l’Atlas, à savoir : sûre, vulnérable, en danger, sérieu-
             sement en danger, en situation critique et éteinte.
               Ce n’est pas la dimension généalogique qui soit le critère principal dans
             la sélection des mrj individuels à incorporer dans notre recherche, la
             priorité est donnée plutôt aux langues lesquelles se singularisent par l’as-
             pect de leurs statut et position sociolinguistique. Nous voulions tout de
             même établirlemaximum d’équilibreencequi concerne la présence des
             idiomes d’origine slave, de ceux d’origines romane et germanique, mais
             en même temps nous avons décidé d’avertir qu’il faudrait approfondir la
             connaissance des autres familles de langues qui évoluent à côté de ces trois
             groupes, toujours à l’intérieur de l’espace européen, et qui demeurent dans
             unecertainemesure à l’ombrepuisqu’unepartie considérabledelapopu-
             lation du Vieux Continent est relativement mal informée de leurs exis-
             tence et situation. Il s’agit de langues des origines celtique, balte, finno-
             ougrienne, italique, grecque, indo-iranienne, altaïque/transeurasienne, sé-
             mitique et inconnue. On parle de l’origine inconnue ou d’un isolat sur-
             tout dans le cas du basque/de l’euskara, une langue préindo-européenne.
             Jusqu’aujourd’hui les experts ont rejeté toutes les hypothèses reposant
             sur des principes scientiques solides à propos de l’appartenance génétique
             de cet idiomequi braveles ravages dutemps comme uneforteresse in-
             destructible dans la zone entre les sphères linguistiques galo-romane et
             ibéro-romane. Dans le présent ouvrage nous avons touché, entre autres,
             àla complexitédu problèmedel’aménagement des langues rromaniqui
             composent la branche indo-iranienne de la famille indo-européenne, aux
             dilemmes spécifiques que présente l’attribution au maltais du statut de
             l’unique langue officielle des racines sémitiques, c’est-à-dire provenant de
             l’Afro-Asiatique, sur le territoire de l’ue. Nous avons exposé le festival de
             musique, un outil effectif dans le combat pour augmenter le prestige de
             l’estonien, descendant de la famille des langues finno-ougriennes, depuis
             1991 l’unique langue d’État de la République d’Estonie. En outre, on a en-
             tamé la question de la dénomination slovène inadéquate laponščina, fr. le
             sami/saami/same, employée pour désigner l’ensemble des langues d’ori-
             gine finno-ougrienne utilisées par le groupe ethniqe dispersé à travers l’ex-
             trême nord de la Scandinavie et la Finlande jusqu’aux marges ouest de la


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