Page 228 - Manj razširjeni evropski jeziki in jezikovne politike
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Résumé
plus actiftantôt le pluspassifdans lamise enœuvre desdirectivesde la po-
litique linguistique, bien que ces dernières soient enfin confirmées au plus
haut niveau de l’établissement politique. Néanmoins, le présent ouvrage
ne se limite pas uniquement à la problématique des mrj dans l’espace
de l’ue, notre recherche consiste à examiner, au contraire, les positions
sociales des langues de cette classe utilisées dans différentes parties de
toute l’Europe. Elle touche des langues parsemées à travers les Balkans, les
vallées et plaines alpines italo-suisses, différentes zones du Bassin médi-
terranéen, la Scandinavie, la Russie, les Îles britanniques, les territoires de
la France méridionale et occidentale, l’Europe centrale et quelques autres
localités appartenant au Vieux Continent dans le sens géographique et
non politique.
En essayant de les classer selon la moindre extension, il faut d’abord
avertir de la distinction entre ce groupe de langues d’un côté et les langues
minoritaires et régionales (ml/rl) de l’autre. Si nous prenons comme
exemple le slovène, celui-ci jouit du statut de la première langue officielle
ou la langue d’État surleterritoire delaRépubliquedeSlovénie, mais il
est parallèlement traité comme une langue minoritaire officielle dans tous
les quatre pays par lesquels la Slovénie est bordée : l’Italie, l’Autriche, la
Hongrie et la Croatie. Cela signifie que dans les régions limitrophes de ces
quatre pays quisesituent àcôtédelaSlovénieleslovène aété reconnu
comme deuxième langue officielle, c’est-à-dire à part l’italien, l’allemand,
le hongrois ou le croate respectivement. Étant donné le bas nombre de ses
usagers et son aire linguistique relativement étroite, on peut de toute fa-
çon parler du slovène comme d’une langue de moindre extension, malgré
la présence des slovènophones dans la diaspora à travers le monde entier.
Parmiles langues demoindre extensionenEuropeonentrouve d’autres
auxquelles a été conféré le statut formel de langue d’État, tels sont par
exemple les cas de l’estonien en République d’Estonie, l’islandais en Répu-
blique d’Islande oulemaltais sur leterritoire delaRépubliquede Malte.
D’autre part, dans de nombreux cas les macrolangues européennes ca-
ractérisées par un nombre élevé de locuteurs et une vaste aire linguistique
jouissent du statut de langues minoritaires ou régionales en dehors de la
métropole, tel est l’exemple de l’italien en Istrie slovène ou bien celui du
français dans la région autonome de la Val d’Aoste en Italie, de l’allemand
dans la région Le Grand Est en France ou dans la région de Transylvanie
en Roumanie. Certains mrj n’ont nulle part atteint le statut de langue
d’État, mais uniquement celui de langue minoritaire ou régionale. Tels sont
par exemple les cas du sarde en Italie, féroïen au Royaume de Danemark,
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