Page 229 - Manj razširjeni evropski jeziki in jezikovne politike
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Résumé


             gaélique écossais au Royaune Uni. En revanche, les langues européennes
             de moindre extension au statut zéro sont rares : il faut citer à ce point
             l’exemple de l’istroroumain en Croatie ou le groupe des langues nommé
             romani/rromani/rromanès qui compte tenu du nombre de locuteurs ne
             peuvent pas du tout être classées parmi les mrj, mais selon la plupart
             d’autres critères nous pouvons les considérer comme des langues sérieu-
             sement menacées de distinction. Le document du Parlement européen in-
             titulé Rapport sur les langues menacées de disparition et la diversité linguis-
             tique au sein de l’Union européenne (2013) les décrit voire même comme des
             languessansterritoire compact.
               Toutefois, la bienveillance des autorités de l’Union européenne envers la
             reconnaissance du statut formel aux langues de moindre extension, aussi
             bien qu’à l’égard de la promotion de l’idée de leur défense et revitalisation,
             ne provient pas de hauts milieux politiques. Elle résulte surtout de la lutte
             des organisations non-gouvernementales, bureaux et comités civils ayant
             visé à favoriser le processus de renaissance des langues déjà mortes et sti-
             muler le développement de celles en train de s’éteindre ou celles qui étaient
             sérieusement menacées de disparition, avec l’accent mis sur le maintien de
             l’hétérogénéité des patrimoines culturels européens. Et c’était le lien entre
             quelques initiatives civiles et certains leaders politiques de l’ue qui repré-
             sentait l’élément crucial dans la tentative d’entreprendre une approche sys-
             tématique pour aborder le sujet. Ces individus du monde politique avaient
             réagi aux appels du peuple en les soutenant du point de vue moral ainsi que
             financier. Il s’ensuivit la fondation, en 1982, du Bureau européen pour les
             langues moins répandues (belmar) dont la présidence fut prise en charge
             par le journaliste et publiciste slovène de Trieste Bojan Brezigar. Les locaux
             du Bureau furent d’abord installés à Dublin, plus tard à Bruxelles, tandis
             qu’après sa disparition en 2010 on remplaça le belmar par Le Réseau pour
             l’égalité des langues européennes. C’est pourtant l’année 1992 qui représente
             le point décisif quant au classement des mrj, l’année dans laquelle eut
             étéadoptée, souslepatronage du Conseil del’Europe, la Charte européenne
             des langues régionales ou minoritaires. Il s’agit de la déclaration la plus im-
             portante jusqu’à présent pour l’orientation des gouvernements des états
             européens vers la règlementation régissant les questions relatives aux mi-
             norités.
               Le domaine des langues en déclin et des langues minoritaires/régionales
             est devenu l’objet d’étude d’une nouvelle branche de la linguistique connue
             sous lesnomsanglais perilinguistics ou preventive linguistics, traduisibles en
             français comme «la périlinguistique» et «la linguistique de prévention».


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