Page 234 - Manj razširjeni evropski jeziki in jezikovne politike
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Résumé
sent ouvrage comme exemples de tels codes, créés non seulement comme
systèmes qui servent à faciliter la communication entre les locuteurs na-
tifs de diverses langues, mais surtout avec l’intention de rendre plus égales
les positions des interlocuteurs, sans égard à leur nationalité et leur langue
maternelle.
Les efforts en vue de la reconnaissance des statuts officiels de plus de
40 langues des signes en Europe, donc d’un sous-groupe fortement ex-
ceptionnel dans le cadre des langues européennes moins répandues, aussi
bien à l’intérieur des pays individuels qu’au niveau international, signifie
un nouvel enjeu exigeant pour l’Europe actuelle. Certains pays, comme la
Finlande, le Portugal et l’Autriche, ont accepté et inscrit sans hésitation
leurs langues des signes dans les constitutions, tandis que la majorité des
pays européens n’ont que promulgué une loi ou tout simplement un rè-
glement portant sur les problèmes en matière de l’usage de ces langues.
Le Parlement de la République de Slovénie avait confirmé La loi sur l’em-
ploi de la langue des signes slovène (zuszj) déjà en 2002, il n’ a toutefois
adopté son inscription dans la Constitution de la République de Slovénie
qu’ en 2021. Simultanément à l’adoption du zuszj, c’est-à-dire en 2021,
les parlementaires ont adopté l’inscription dans la même loi de l’article y
ajoutant la langue des signes tactile. Par conséquent, la Slovénie s’est-elle
classée sur la liste des rares pays à l’échelle européenne et mondiale qui re-
connaissent à la minorité représentée par les personnes sourdes-aveugles
à des divers degrés ainsi que leurs proches, le statut formel au plus haut ni-
veau institutionnel. C’est la langue des signes internationale qui a accompli
le maximum de progrès jusqu’à nos jours, ce qui veut dire du point de vue
quantitatif que les spécialistes de ce domaine y ont développé approxima-
tivement un million de gestes, en comparaison de la langue slovène des
signes qui ne dispose pour l’instant que d’environ 20.000 gestes.
Une partie considérable de notre volume démontre la dynamique mul-
tilingue très variée, marquée par l’interpénétration des microlangues et
dialectes de l’origine slave et latine, dans les zones frontalières entre la
Slovénie et l’Italie ou, autrement dit, dans les endroits où se croisent les
mondes linguistiques et culturels slave et roman. L’étude plus détaillée sur
le frioulan, à savoir l’un des plus proches voisins occidentaux du slovène,
est introduite par la section traçant un tableau du triplé linguistique rhéto-
roman/roman alpin, comme l’on peut bien appeler la chaîne linguistique
commençant par le frioulan, continuant avec le ladin dolomitique et finis-
sant par le romanche, qui s’étend des côtes de l’extrême nord de l’Adriatique
à travers les Alpes carniques et Dolomites jusqu’aux vallées alpines du sud-
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